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HISTOIRE(S) DES TRANSPORTS À CÂBLES

« Nouvelles connaissances relatives aux câbles de téléphériques » (1970)

Au cours de ses activités professionnelles dans le domaine de la technique des transports à câbles – en tant qu’assistant de l’enseignement supérieur, expert administratif, chargé de cours, expert auprès des juridictions et rédacteur technique d’ISR, le Pr Josef Nejez a eu la possibilité d’observer personnellement les développements intervenus dans les transports à câbles au cours des 50 dernières années. Et il a plus d’une histoire à raconter.

Créée par Josef Nejez

1970 – Comment tout a commencé

En 1970, alors que je venais de terminer mes études d’ingénieur du Génie civil à la Faculté de génie civil et d’architecture de l’Ecole polytechnique (TH) de Vienne, je décidais spontanément d’accepte un poste d’assistant à l’Institut des chemins de fer et des transports de cette Ecole. L’institut en question avait entre autres une section Transports à câbles. Les assistants bénéficiaient en fait d’une bonne formation théorique dans ce domaine, en revanche les contacts avec le côté pratique de la construction de téléphériques et de l’exploitation des installations, autrement dit avec les constructeurs d’installations de transport à câbles tout comme avec les exploitants et avec l’autorité de surveillance étaient peu développés, voire inexistants.

Et c’est précisément sur ce point que pour moi ISR entre en jeu. La revue (alors éditée uniquement en allemand en anglais) s’intitulait Internationale Berg- und Seilbahn-Rundschau (Revue internationale de la montagne et des téléphériques), avec en sous-titres : Allgemeine Pistentechnik (Technique générale des pistes) et Offizielle Mitteilungen des Internationalen Seilbahnverbandes (OITAF) und der zuständigen Behörden (Communications officielles de L’Organisation internationale des transports à câbles – OITAF – et des administrations compétentes). Cette revue qui était la seule véritable publication technique en la matière avait pour nous, assistants de l’enseignement supérieur, une importante fonction : elle nous permettait de nous tenir au courant des développements en cours dans l’ensemble du secteur des transports à câbles.

Les articles proposés par ISR à l’époque

Après avoir passé 50 ans à m’occuper de sujets concernant les transports à câbles, j’ai récemment eu l’idée de rechercher des articles d’ISR datant des débuts de ma « carrière dans les remontées mécaniques » pour étudier l’évolution au niveau des éléments relatifs à la technique des transports à câbles alors traités. Ces « histoire des transports à câbles » concerne les développements intervenus dans le domaine des câbles au cours des 50 dernières années, pour laquelle je me baserai sur l’article du Dr E. Müller, de Stuttgart intitulé „Neue Erkenntnisse über Seilbahnseile“ (Nouvelles connaissances relatives aux câbles des installations de transport à câbles) paru dans le cahier 3/1970 d’ISR. On trouvera ci-dessous, en blocs en italiques, la traduction de l’allemand en français des textes originaux de l’auteur.

« Nouvelles connaissances concernant les câbles des installations de transport à câbles »

L’auteur commence par un retour en arrière sur les débuts de l’histoire des transports à câbles et considère l’invention du câble métallique par Julius Albert (voir encadré) comme la condition préalable à la construction d’installations de transport à câbles. Après quelques phrases sur les débuts des systèmes monocâble et bi-câble, il en vient à parler de la construction des câbles.   

Pour les câbles assurant le mouvement des téléphériques, c’est le câble à câblage parallèle à six torons à torsion simple qui a été généralement adopté, étant donné que c’est celui ayant la plus grande longévité, en raison des bonnes conditions de contact des fils dans les torons et du bon appui de ce type de câble dans les rainures des poulies. Dans des conditions normales, c’est le câble « Seale » qui semble le mieux approprié ; dans certains cas particuliers, le câble à fils de remplissage a également donné de bons résultats. Par contre, le câble Warrington a parfois posé problème en raison du relâchement des fils externes particulièrement fins.

Un élément important de la constitution d’un câble est l’âme. Il s’agit généralement d’une âme en fibres.

L’âme en fibre a en premier lieu pour rôle de soutenir radialement les torons. Pour remplir cette fonction, elle doit avoir un volume suffisant et doit conserver ce volume pendant toute la durée d’exploitation du câble.

On note également de nouveaux développements concernant l’âme des câbles, mais en restant dans le cadre des exigences décrites par E. Müller dans le texte cité ci-dessus. Une de ces nouveautés est l’utilisation d’une tige élastique en matière synthétique constituant l’âme, dans laquelle les torons sont insérés à l’état chaud lors du câblage (Cf. Fig. 2). L’âme en matière synthétique aura alors une section en forme d’étoile.

 

Un autre fabricant complète l’âme centrale, en l’occurrence un câble en matière synthétique, par des éléments également en matière synthétique insérés entre les torons pour assurer une distance uniforme entre ces derniers. (Fig. 3)

 

Mais revenons à l’article de l’auteur cité plus haut, remontant à l’année 1970. A propos de la construction des câbles porteurs, il écrit ce qui suit :

On est étonné de voir que la construction des câbles porteurs varie aujourd’hui encore d’un pays à l’autre : en Allemagne et en Suisse, on utilise exclusivement des câbles clos ; en Autriche et en Italie la préférence va aux câbles hélicoïdaux Ceci est apparemment moins une question de données techniques que la conséquence des différents points de vue des membres de l’autorité de surveillance de chacun de ces pays. En Allemagne, l’utilisation de câbles clos est pratiquement prescrite parce que ces câbles présentent toute une série d’avantages sur les câbles à torons spiroïdaux, à savoir :  meilleure résistance à la corrosion grâce à la protection due aux fils profilés, diamètre de câble réduit grâce au meilleur coefficient de remplissage, bon comportement aux mouvements oscillants grâce aux bonnes conditions de contact des fils,  bon comportement lors du freinage sur le câble tracteur et facilité de remplacement de fils de couverture cassés. Il est bien évident qu’un câble clos doit être fabriqué correctement et posé professionnellement. Comme défauts de fabrication typiques on citera les suivants :

  • Couche de couverture de forme convexe, prenant appui en se bombant au lieu de s’appuyer sur le noyau du câble, avec les conséquences suivantes : projection d’un fil profilé hors de la couche de couverture ou bien déformation du câble en tire-bouchon.
  • Ondulation du câble. Les causes ne sont pas exactement connues, l’ondulation est probablement due aux différences de tension des fils lors du câblage et à un prétensionnement insuffisant du câble lorsqu’on l’extrait de la câbleuse. Lorsque le câble se retourne lorsqu’on l’extrait il aura tendance à faire le tire-bouchon.
  • Lubrification insuffisante du câble lors de la fabrication, ce qui fait que les vides à l’intérieur du câble ne sont pas complètement remplis. Il s’ensuivra alors – éventuellement au bout de plusieurs dizaines d’années – des phénomènes de corrosion à l’intérieur du câble et l’appréciation de l’état du câble par contrôle magnéto sera rendue plus difficile en raison de l’augmentation générale du niveau de perturbation…

Ces considérations sont encore valables aujourd’hui et la seule chose que l’on puisse ajouter est le fait que les câbles porteurs clos ont encore un avantage auquel l’auteur n’a pas fait allusion : la surface lisse du câble ménage la garniture des galets du chariot.

Les divergences sans fondement technique, résultant essentiellement d’opinions personnelles différentes, observées dans les Prescriptions techniques en vigueur dans les divers pays où existent des installations de transport à câbles, ont conduit entre sautre motifs à la rédaction par le Comité Technique TC 242 du Centre Européen de Normalisation (CEN) de normes uniformes pour les installations de transport à câbles de tous les pays européens. Concernant les câbles de ces installations on notera entre autres que l’utilisation de câbles Hercule pour les câbles porteurs n’est plus autorisée sur les installations nouvellement construites – et il faut bien dire qu’aujourd’hui cela ne viendrait plus à l’idée de qui que ce soit.

Le câble métallique Albert

L’invention du câble métallique par Julius Albert en 1834 a été l’une des conditions préalables au développement des installations de transport à câbles. Ce câble se composait de trois torons formés de quatre fils de fer chaque. La photo montre la section et la vue de dessus d’un morceau de câble Albert original (Source : Archives J. Nejez).

 


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