Economie

Chères lectrices, chers lecteurs,

En tant qu’Autrichien je ne vais pas m’aventurer à faire pour vousle point de la dernière saison d’hiver en France.

Vous êtes à l’évidence mieux placés que moi pour cela. Mais en fait il ne m’est guère plus facile de résumer de façon générale la situation en Autriche. Dans l’ensemble, on peut dire qu’il y avait « un peu de tout ». En Basse-Autriche comme en Haute-Autriche les stations, surtout en faible altitude, n’avaient pas du tout ou en tous cas beaucoup trop peu de neige. Dans le sud de l’Autriche, c’était exactement l’inverse : les chutes de neige furent si abondantes qu’il fallut même avoir recours aux explosifs pour libérer les routes ; on ne saurait donc là aussi parler de conditions idéales. Et, en Autriche en tous cas, nous pouvons nous attendre à voir bientôt refleurir dans la presse les polémiques destructives sur l’avenir des sports d’hiver. Selon la maxime journalistique bien connue : « good news are bad news ».
Mais un fait est pourtant certain : la saison 2012/13 avait été la deuxième meilleure saison d’hiver de tous les temps. Il ne saurait donc être question d’une dépression durable. Bien au contraire et force est de constater qu’en dépit d’une météo peu favorable les résultats de la saison écoulée étaient tout à fait honorables. Précisément dans le cas d’un hiver où la nature ne joue pas vraiment
le jeu, on voit l’importance des diverses solutions offertes par les technologies alpines. Et je ne pense pas seulement à l’enneigement mécanique ; de nombreux produits innovants se conjuguent pour permettre aux domaines skiables d’afficher de bons résultats même quand la météo n’est pas de la partie. Le Mountain Planet à Grenoble (du 23 au 25 avril) offre cette année encore une occasion unique de se faire une idée d’ensemble du remarquable savoirfaire développé sur le thème des technologies alpines. Plus de 17 000 visiteurs, dont des délégations de premier plan venant de Sotchi et de Pyeonchang, sont attendus cette année à Grenoble qui sera pendant trois jours le nombril du marché international de la montagne et des téléphériques.
Il faut constater d’ailleurs que « l’Eté à la montagne » est un thème qui revêt de plus en plus d’importance pour le secteur des téléphériques et de la montagne. Nombreux sont désormais les exploitants qui réussissent à réaliser une partie importante de leur chiffre d’affaires en été. Vous trouverez dans notre article « Le VTT et les remontées mécaniques – Une stratégie représentant un nouvel atout pour les remontées mécaniques en été » (page 78) des détails intéressants sur les opportunités pouvant être exploitées par une station de sports d’hiver pendant l’été.
En écrivant cet éditorial et en réfléchissant à la situation en France et en Autriche, une idée m’est venue. Que penseriez-vous d’un échange de vues entre l’Autriche et la France sur les différents défis auxquels se voit confrontée la profession ? Ainsi, en lisant l’intéressant article d’Alain Soury-Lavergne (page 65), j’ai constaté que nous nous heurtons en Autriche à des problèmes analogues à ceux rencontrés par les exploitants français, p.ex. au sujet du calendrier des vacances scolaires. Nous proposons volontiers ISR comme plate-forme de discussion.
En attendant le plaisir de vous rencontrer au Mountain Planet à Grenoble, je vous souhaite dès maintenant un été en tous points satisfaisant.

Christian Amtmann

Mag. Christian Amtmann, Rèdacteur en chef, Photo: ISR

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Chères lectrices, chers lecteurs,

En tant qu’Autrichien je ne vais pas m’aventurer à faire pour vousle point de la dernière saison d’hiver en France.

Vous êtes à l’évidence mieux placés que moi pour cela. Mais en fait il ne m’est guère plus facile de résumer de façon générale la situation en Autriche. Dans l’ensemble, on peut dire qu’il y avait « un peu de tout ». En Basse-Autriche comme en Haute-Autriche les stations, surtout en faible altitude, n’avaient pas du tout ou en tous cas beaucoup trop peu de neige. Dans le sud de l’Autriche, c’était exactement l’inverse : les chutes de neige furent si abondantes qu’il fallut même avoir recours aux explosifs pour libérer les routes ; on ne saurait donc là aussi parler de conditions idéales. Et, en Autriche en tous cas, nous pouvons nous attendre à voir bientôt refleurir dans la presse les polémiques destructives sur l’avenir des sports d’hiver. Selon la maxime journalistique bien connue : « good news are bad news ».
Mais un fait est pourtant certain : la saison 2012/13 avait été la deuxième meilleure saison d’hiver de tous les temps. Il ne saurait donc être question d’une dépression durable. Bien au contraire et force est de constater qu’en dépit d’une météo peu favorable les résultats de la saison écoulée étaient tout à fait honorables. Précisément dans le cas d’un hiver où la nature ne joue pas vraiment
le jeu, on voit l’importance des diverses solutions offertes par les technologies alpines. Et je ne pense pas seulement à l’enneigement mécanique ; de nombreux produits innovants se conjuguent pour permettre aux domaines skiables d’afficher de bons résultats même quand la météo n’est pas de la partie. Le Mountain Planet à Grenoble (du 23 au 25 avril) offre cette année encore une occasion unique de se faire une idée d’ensemble du remarquable savoirfaire développé sur le thème des technologies alpines. Plus de 17 000 visiteurs, dont des délégations de premier plan venant de Sotchi et de Pyeonchang, sont attendus cette année à Grenoble qui sera pendant trois jours le nombril du marché international de la montagne et des téléphériques.
Il faut constater d’ailleurs que « l’Eté à la montagne » est un thème qui revêt de plus en plus d’importance pour le secteur des téléphériques et de la montagne. Nombreux sont désormais les exploitants qui réussissent à réaliser une partie importante de leur chiffre d’affaires en été. Vous trouverez dans notre article « Le VTT et les remontées mécaniques – Une stratégie représentant un nouvel atout pour les remontées mécaniques en été » (page 78) des détails intéressants sur les opportunités pouvant être exploitées par une station de sports d’hiver pendant l’été.
En écrivant cet éditorial et en réfléchissant à la situation en France et en Autriche, une idée m’est venue. Que penseriez-vous d’un échange de vues entre l’Autriche et la France sur les différents défis auxquels se voit confrontée la profession ? Ainsi, en lisant l’intéressant article d’Alain Soury-Lavergne (page 65), j’ai constaté que nous nous heurtons en Autriche à des problèmes analogues à ceux rencontrés par les exploitants français, p.ex. au sujet du calendrier des vacances scolaires. Nous proposons volontiers ISR comme plate-forme de discussion.
En attendant le plaisir de vous rencontrer au Mountain Planet à Grenoble, je vous souhaite dès maintenant un été en tous points satisfaisant.

Christian Amtmann

Mag. Christian Amtmann, Rèdacteur en chef, Photo: ISR

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