Economie

Votre stratégie est-elle conquérante ?

La saison d’hiver 2014/15 s’est refermée et la montagne vit à présent à l’heure des marmottes, des VTT, de la randonnée et du soleil estival. Ceci pour les touristes bien sûr, car pour les opérateurs de domaines skiables et leurs fournisseurs, c’est aussi l’heure des chantiers, le plus souvent dans un calendrier serré. Comme le salon Alpipro 2015 l’a mis en exergue avec force et professionnalisme, l’idée de transition énergétique souligne les enjeux de modernisation des équipements et des méthodes de gestion des stations. La montagne qui attire un public fidèle comme des cibles nouvelles est une montagne en mouvement, dans laquelle chaque acteur réinvente chaque saison son offre et ses infrastructures avec une vision à long terme. Le projet N’Py dans les Pyrénées, présenté dans ce numéro, illustre à quel point une démarche conquérante peut générer des résultats tangibles dans l’écosystème des stations de ski.

Alors cette montagne française que le monde nous envie se donne-t-elle les moyens de sécuriser et développer ses revenus et ses emplois dans une économie tourmentée ? Même si, comme l’indique l’enquête annuelle auprès des visiteurs venant de l’étranger (EVE), la France est restée en 2014 la 1ère destination touristique mondiale, Paris par exemple, et c’est hautement symbolique, dispute toujours notamment contre Londres la place de 1ère ville visitée par les touristes. La bataille n’est jamais gagnée. Qualité de l’accueil, « expérience client », équipements techniques, événements culturels, ludiques et sportifs, les leviers sont nombreux ; la montagne n’échappe pas à la concurrence internationale, et ses combats sont proches de ceux conduits par les grandes villes. On est attentif à des initiatives comme celle conduite par la station de Fiss au Tyrol qui a construit un espace d’accueil avec 2500 casiers à ski chauffés, des parcours enfants, des espaces pour se refaire une beauté avant d’aller prendre un verre à la fin de la journée de ski, etc. Travailler à la réduction du stress des touristes pour qu’ils aient plus de plaisir à venir et revenir est essentiel.

Reste aussi à faire connaître les efforts réalisés, à promouvoir les services et technologies innovantes disponibles, et si le savoir-faire des Français est souvent très compétitif, leur capacité à communiquer reste un cran en-dessous de celle des Anglo-Saxons. Combien de sociétés performantes en France n’ont personne pour s’occuper de la présentation de leurs atouts dans la presse ? Combien se privent de la publicité comme levier de développement business ? Nous sommes heureux d’avoir des annonceurs internationaux dans ISR, et heureux que par exemple la couverture du Cahier France soit réservée par des opérateurs de renom. Or la place des entreprises françaises, notamment des PME qui ont un potentiel international, nous semble représentée dans nos pages de manière un peu timide. Votre stratégie publicitaire serait-elle insuffisamment conquérante ?

Excellent été à tous nos lecteurs et lectrices, et merci pour votre fidélité à ISR.

Cordialement,
Patrick Buttard

Photo: B. Genet 2014
Patrick Buttard, Correspondant d´ISR
Photo: B. Genet 2014

Economie

Votre stratégie est-elle conquérante ?

La saison d’hiver 2014/15 s’est refermée et la montagne vit à présent à l’heure des marmottes, des VTT, de la randonnée et du soleil estival. Ceci pour les touristes bien sûr, car pour les opérateurs de domaines skiables et leurs fournisseurs, c’est aussi l’heure des chantiers, le plus souvent dans un calendrier serré. Comme le salon Alpipro 2015 l’a mis en exergue avec force et professionnalisme, l’idée de transition énergétique souligne les enjeux de modernisation des équipements et des méthodes de gestion des stations. La montagne qui attire un public fidèle comme des cibles nouvelles est une montagne en mouvement, dans laquelle chaque acteur réinvente chaque saison son offre et ses infrastructures avec une vision à long terme. Le projet N’Py dans les Pyrénées, présenté dans ce numéro, illustre à quel point une démarche conquérante peut générer des résultats tangibles dans l’écosystème des stations de ski.

Alors cette montagne française que le monde nous envie se donne-t-elle les moyens de sécuriser et développer ses revenus et ses emplois dans une économie tourmentée ? Même si, comme l’indique l’enquête annuelle auprès des visiteurs venant de l’étranger (EVE), la France est restée en 2014 la 1ère destination touristique mondiale, Paris par exemple, et c’est hautement symbolique, dispute toujours notamment contre Londres la place de 1ère ville visitée par les touristes. La bataille n’est jamais gagnée. Qualité de l’accueil, « expérience client », équipements techniques, événements culturels, ludiques et sportifs, les leviers sont nombreux ; la montagne n’échappe pas à la concurrence internationale, et ses combats sont proches de ceux conduits par les grandes villes. On est attentif à des initiatives comme celle conduite par la station de Fiss au Tyrol qui a construit un espace d’accueil avec 2500 casiers à ski chauffés, des parcours enfants, des espaces pour se refaire une beauté avant d’aller prendre un verre à la fin de la journée de ski, etc. Travailler à la réduction du stress des touristes pour qu’ils aient plus de plaisir à venir et revenir est essentiel.

Reste aussi à faire connaître les efforts réalisés, à promouvoir les services et technologies innovantes disponibles, et si le savoir-faire des Français est souvent très compétitif, leur capacité à communiquer reste un cran en-dessous de celle des Anglo-Saxons. Combien de sociétés performantes en France n’ont personne pour s’occuper de la présentation de leurs atouts dans la presse ? Combien se privent de la publicité comme levier de développement business ? Nous sommes heureux d’avoir des annonceurs internationaux dans ISR, et heureux que par exemple la couverture du Cahier France soit réservée par des opérateurs de renom. Or la place des entreprises françaises, notamment des PME qui ont un potentiel international, nous semble représentée dans nos pages de manière un peu timide. Votre stratégie publicitaire serait-elle insuffisamment conquérante ?

Excellent été à tous nos lecteurs et lectrices, et merci pour votre fidélité à ISR.

Cordialement,
Patrick Buttard

Photo: B. Genet 2014
Patrick Buttard, Correspondant d´ISR
Photo: B. Genet 2014

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